
Le sommet de Copenhague avait été à la fin de l'année dernière synonyme de déception. Les questions liées au climat avaient focalisées l'attention des médias pendant quinze jours. Force est de constater que l'espoir suscité à Copenhague s'était transformé en déception planétaire.
Mais il était important de reprendre les négociations pour donner une suite au protocole de Kyoto qui se terminera en 2012. C'est dans ce cadre qu'a eu lieu entre le 29 novembre et le 10 décembre la seizième conférence internationale des parties sur les changements climatiques à Cancùn.
Deux questions majeures y étaient consacrées. Premièrement le financement et le mode d'accompagnement des pays en voie de développement pour qu'ils puissent prendre en compte les effets du changement climatique dans leur développement économique et social. Deuxièmement, il s'agissait de définir les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Naturellement, l'Europe doit avoir des objectifs ambitieux sur la réduction des GES d'ici 2020.
Mais il n'est pas obligatoire d'attendre des réponses internationales pour agir. C'est ce que font nos collectivités avec des actions locales de développement durable. La Communauté d'agglomération Tour(s)plus s'est dotée par exemple l'année dernière d'une Direction du Développement Durable et a fait son plan Climat. La Région anime son réseau Régional des agendas 21 pour que le développement durable ne soit pas qu'un mot. Dans vos municipalités, vos élus sont force de proposition.
La conférence de Cancùn n'a pas débouchée sur un compromis historique des 190 pays présents, mais ensemble nous devons poursuivre la construction d'un monde écologiquement responsable.